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Les Instructions d’utilisation du compteur Akiva expliquent comment utiliser et interpréter un compteur mesurant les rayonnements Akiva. Le document présente notamment le matériel nécessaire, le fonctionnement de l’appareil, les méthodes de calibrage, les niveaux de rayonnement Akiva dans l’environnement, ainsi que les mesures relevées sur les individus et les objets. Il contient également des tableaux de référence et des consignes de sécurité.

Sommaire

Vue d’ensemble
Liste du matériels
Rayonnement Akiva
Fonctionnement du compteur Akiva
Tableaux de référence des rayonnements Akiva
Akiva ambiant
Individus
Objets
Étalonnage
Utilisation
Sécurité

Vue d’ensemble

Ce document fournit les informations générales et les instructions nécessaires à la calibration et à l’utilisation correcte du compteur Akiva N-THEO Gen IV. Cet appareil numérique portatif a été conçu et fabriqué pour la Fondation, par son Département de Théologie Tactique, afin de mesurer quantitativement les rayonnements Akiva. Les opérateurs doivent lire attentivement ce document et respecter les instructions qui y sont indiquées.

Liste du matériel

Les éléments suivants sont fournis :
  • Compteur Akiva N-THEO Gen IV
  • Instructions d’utilisation du compteur Akiva
  • 3 cartouches d’enthéogène
  • Câble Micro-USB pour la recharge et le transfert de données

Rayonnement Akiva

Dans le domaine de la Théologie Tactique, l’utilisation de la religion pour contenir ou neutraliser les entités divines, peu de découvertes ont eu autant d’impact que la détection des rayonnements Akiva. Les rayonnements Akiva correspondent aux fluctuations du champ anomal responsable des interactions entre la croyance et la réalité. Ils sont généralement mesurés en centiAkiva (cAk). Bien que le champ Akiva ne soit pas constitué de particules, ses variations peuvent affecter la matière et l’énergie non anormales. Ainsi, les croyances humaines peuvent provoquer des fluctuations du champ Akiva capables d’entraîner des modifications tangibles de la réalité. Les fluctuations du champ Akiva ne peuvent être produites que par des êtres doués de conscience, principalement les humains. Cependant, les croyances humaines peuvent augmenter ou diminuer le niveau du champ Akiva autour de certains objets ou lieux. La manifestation d’une entité divine peut également provoquer des fluctuations supplémentaires. On ignore si cette augmentation provient de la croyance des humains envers l’entité manifestée ou de la foi que l’entité divine porte en ses propres capacités. Il est important de noter qu’un certain type de croyance est nécessaire pour modifier le champ Akiva. Le simple fait de connaître des récits mettant en scène des entités mythologiques, ou simplement de reconnaître l’existence d’une autre personne, ne suffit pas. Il semble nécessaire de considérer un être comme réel et surnaturel pour influencer le champ Akiva. Les changements les plus importants apparaissent lorsque l’existence de cette entité est considérée comme justifiant ou exigeant certaines actions. Bien que certains désignent ces êtres comme des « dieux » ou « divinités », ces termes ne conviennent pas à toutes les entités divines. La vénération des saints, la croyance aux anges ou encore le respect des ancêtres provoquent également des fluctuations du champ Akiva, malgré leurs différences théologiques avec les divinités. Les convictions philosophiques et politiques profondément ancrées peuvent elles aussi perturber le champ Akiva, même lorsque les individus se déclarent ouvertement athées. Des concepts abstraits tels que la « justice » ou la « nation » peuvent fonctionner de manière similaire aux entités divines : ils sont immatériels, mais peuvent tout de même pousser les individus à accomplir des actions concrètes. L’exemple le plus notable est le « Spectre du Communisme », qui aurait atteint l’apothéose au début du XXᵉ siècle. Cependant, ce phénomène n’est pas propre à une philosophie politique particulière. L’exemple le mieux étudié de l’influence du sentiment nationaliste sur le champ Akiva est la religion civile américaine, qui augmente notamment les niveaux d’Akiva autour d’objets tels que la Constitution des États-Unis, ainsi que dans des lieux comme Washington, D.C.

Fonctionnement du compteur Akiva

Depuis l’Antiquité, les humains ont conscience de la présence divine comme d’une chose pouvant être ressentie. Cependant, cette expérience du numineux ne pouvait pas être quantifiée numériquement avant la Renaissance Paranormale du XIXᵉ siècle. Les premiers instruments thaumométriques développés à cette époque mesuraient le champ Akiva en observant des manifestations surnaturelles, comme la durée pendant laquelle brûlait de l’huile d’olive dans une ménorah ou la vitesse à laquelle du sang s’écoulait des yeux d’une statue de la Vierge Marie. Bien qu’ingénieux, ces premiers compteurs Akiva étaient extrêmement peu fiables en dehors de leur contexte religieux spécifique. Dans les années 1960, le récemment créé Département de Théologie Tactique abandonna progressivement ces anciens modèles et les remplaça par des détecteurs Akiva basés sur la démonique, des circuits électroniques capables d’invoquer et d’incorporer des démons. Lorsqu’il était correctement calibré, un détecteur démonique pouvait mesurer beaucoup plus précisément les manifestations divines. Cependant, les démons utilisés pour leur fonctionnement étaient exorcisés par de fortes concentrations de rayonnement Akiva, obligeant à réparer et recalibrer fréquemment ces appareils. Une meilleure compréhension des dangers liés à la technologie démonique dans les années 1980 entraîna leur remplacement par les compteurs Akiva modernes, reposant entièrement sur des principes scientifiques non anormaux. La gamme N-THEO (New Theological HT2A Entheogen Organic) de compteurs Akiva fut créée par une équipe dirigée par le biochimiste de la Fondation, le Dr Gerald Dennison. Bien qu’il ne travaillât pas initialement pour le Département de Théologie Tactique, il contacta celui-ci en 1982 afin de proposer une nouvelle méthode de détection des fluctuations du champ Akiva, basée sur des recherches récentes concernant une catégorie de psychédéliques appelée enthéogènes, substances que le Dr Dennison connaissait particulièrement bien. Utilisées dans le cadre de rituels religieux ou chamaniques, ces substances peuvent provoquer des états de conscience modifiés facilitant la perception du divin. Le Dr Dennison émit l’hypothèse que le champ Akiva influençait l’affinité des molécules enthéogènes pour certains récepteurs du cerveau. Cette théorie fut par la suite confirmée. Les premiers modèles nécessitaient de maintenir des cultures de neurones humains à l’intérieur de l’appareil afin de les exposer à l’enthéogène mescaline. Les versions suivantes améliorèrent progressivement ce procédé. Le modèle actuel, le compteur Akiva N-THEO Gen IV, utilise une cartouche contenant plusieurs chambres à température contrôlée. Chaque chambre contient un mélange de mescaline et de 5-HT2A produit par recombinaison, ce dernier étant un récepteur de la sérotonine modifié afin de produire un signal fluorescent détectable lorsqu’un agoniste s’y fixe. En tant qu’enthéogène, la capacité de la mescaline à se lier au récepteur 5-HT2A augmente lorsque les niveaux de rayonnement Akiva sont élevés. Après avoir calibré l’appareil à l’aide de reliques possédant des niveaux d’Akiva connus et constants, le rayonnement Akiva provenant d’autres sources peut être mesuré et enregistré numériquement grâce à la fluorescence détectée. Cela permet de mesurer le champ Akiva ambiant à n’importe quel endroit, mais également de détecter et de quantifier le rayonnement Akiva émis par des individus et des objets, en le comparant au niveau de fond environnant.

Tableaux de référence des rayonnements Akiva

Les informations suivantes permettent d’interpréter les niveaux d’Akiva mesurés dans les lieux, chez les individus et sur les objets. Pour obtenir des mesures précises, il faut d’abord effectuer une mesure de référence du rayonnement Akiva ambiant, sans la présence de l’individu ou de l’objet à analyser. La mesure doit ensuite être répétée après avoir fait entrer l’individu ou l’objet dans la pièce. Le rayonnement Akiva n’est généralement détectable qu’à proximité immédiate d’une personne ou d’un objet. Cependant, des valeurs plus élevées que prévu peuvent être enregistrées lorsqu’un grand nombre de croyants ou d’objets à caractère religieux se trouvent dans la même pièce. Pour obtenir des résultats optimaux, les mesures doivent être réalisées dans des conditions contrôlées, de préférence dans un environnement séculier. Les niveaux d’Akiva ne peuvent jamais être inférieurs à zéro, car une valeur de zéro représente une absence totale de présence divine. Certaines entités et certains objets peuvent toutefois faire descendre cette valeur très près de zéro.

Akiva ambiant

Avant de tenter d’évaluer l’effet d’un individu ou d’un objet sur le champ Akiva, il est essentiel de mesurer au préalable le niveau de fond du rayonnement Akiva dans le lieu où la mesure doit être effectuée. Bien que le champ Akiva soit principalement influencé par la présence de croyants ou d’objets à caractère religieux, des niveaux élevés de rayonnement Akiva peuvent être détectés dans les lieux de culte, même lorsque tous les fidèles et symboles religieux ont été retirés. Pour évaluer correctement le niveau ambiant d’Akiva d’un bâtiment lorsqu’il est inoccupé, plusieurs mesures doivent être effectuées à différents endroits du bâtiment. En effet, certaines zones importantes, comme la chaire d’une église ou le minaret d’une mosquée, présenteront des niveaux nettement plus élevés que le reste du bâtiment. Le niveau exact de rayonnement Akiva ambiant dans un lieu de culte dépend du nombre de fidèles qui s’y réunissent régulièrement, de leur niveau moyen de piété et de la durée depuis laquelle le lieu est utilisé. Des niveaux d’Akiva plus élevés sont détectés dans les endroits ayant une importance spirituelle historique pour des personnes qui ne les fréquentent pas régulièrement, comme les cathédrales et les monastères visités par les pèlerins. Les niveaux les plus élevés de rayonnement Akiva ambiant sont détectés dans les centres majeurs des grandes religions mondiales, notamment La Mecque, Jérusalem et la Cité du Vatican. Le niveau d’Akiva d’un lieu de culte diminue lorsque celui-ci n’est plus utilisé régulièrement. La définition d’un usage régulier dépend en partie de la confession religieuse qui utilise le lieu. Même lorsqu’un bâtiment est officiellement désacralisé et reconverti à une fonction séculière, le rayonnement Akiva qu’il contient reste élevé tant que le lieu est reconnaissable comme un ancien lieu de culte. En dehors des lieux de culte, les niveaux d’Akiva dans les environnements séculiers varient en fonction de la densité de population et du niveau général de pratique religieuse. Cependant, certaines régions isolées et faiblement peuplées présentent des niveaux de rayonnement Akiva étonnamment élevés. Des expériences réalisées à l’aide de sondes autonomes envoyées dans l’espace ont déterminé que le champ Akiva possède une constante de fond cosmique de 0,07 centiAkiva. Ainsi, les niveaux d’Akiva ne peuvent normalement pas descendre en dessous de cette valeur, sauf en présence de phénomènes anormaux. Les niveaux inférieurs à 5 centiAkiva sont associés à une sensation perceptible d’« absence divine ». Ces niveaux sont notamment observés dans les environnements isolés et inhospitaliers, les anciens lieux de crime et la plupart des installations de la Fondation.

Individus

Les niveaux d’Akiva mesurés chez les individus correspondent aux classements de la Brandon-Spencer Piety Scale (échelle de piété Brandon-Spencer). Plus le niveau d’Akiva est élevé, plus l’individu est susceptible de prendre des décisions fondées sur sa foi dans le surnaturel. Cette mesure est particulièrement importante pour la Théologie Tactique, car certaines entités anormales ne peuvent être contenues ou neutralisées que par des individus présentant un niveau de piété élevé. L’appartenance à une religion organisée est généralement associée à un niveau d’Akiva plus élevé, mais elle n’est pas indispensable. De même, le fait d’être officiellement reconnu comme chef religieux correspond généralement à un niveau d’Akiva élevé, mais ce n’est pas toujours le cas. Les niveaux d’Akiva constituent une mesure plus fiable de la piété réelle que les déclarations personnelles concernant la pratique religieuse. Toutefois, pour les chefs religieux ou spirituels connus, leur niveau d’Akiva peut également être influencé par la foi de leurs fidèles. Le niveau d’Akiva d’un individu est également influencé lorsqu’il se trouve dans un lieu de culte, ce qui peut augmenter ou diminuer le champ Akiva ambiant. Comme les mesures individuelles sont effectuées par rapport au niveau de fond, elles doivent être réalisées dans un environnement séculier, idéalement inférieur à 20 centiAkiva, afin d’obtenir des résultats précis et cohérents. Alors que la plupart des individus émettent un niveau de rayonnement Akiva relativement stable au quotidien, des pics temporaires sont considérés comme normaux dans le cadre de la pratique religieuse. La prière et la contemplation individuelles entraînent généralement une augmentation d’environ 15 centiAkiva, tandis que les rassemblements religieux peuvent brièvement doubler, voire tripler, le niveau de piété d’un individu. Des diminutions temporaires des niveaux d’Akiva ont également été observées, généralement chez des individus traversant une crise de foi. Des tentatives ont été menées pour établir une corrélation entre les niveaux d’Akiva et différents indicateurs psychologiques, mais il est difficile d’en tirer des conclusions générales. Bien que des niveaux d’Akiva exceptionnellement élevés soient souvent associés à un altruisme accru, ils ont également été observés chez des individus souffrant de délires de grandeur, de comportements maniaques ou de narcissisme pathologique. Des niveaux d’Akiva proches de zéro sont généralement détectés chez les individus ayant peu ou pas d’intérêt pour le domaine spirituel, surnaturel ou divin. Dans un environnement séculier, les personnes ayant une forte conviction athée présentent fréquemment un niveau d’Akiva supérieur à celui des croyants non pratiquants. De même, une adhésion extrême à une idéologie politique séculière peut produire des effets sur le champ Akiva impossibles à distinguer de ceux provoqués par une foi religieuse profondément ancrée. Puisque les émissions Akiva des individus sont mesurées par rapport au niveau ambiant, il est possible d’obtenir des valeurs négatives par rapport au niveau de fond. Dans un contexte religieux, une diminution du champ Akiva est généralement causée par une croyance antithétique : une opposition profonde aux pratiques religieuses ayant lieu dans le lieu de culte. Cette opposition peut être motivée par un rejet athée de toute religion ou par une croyance religieuse concurrente considérant les pratiques observées comme hérétiques ou idolâtres. Dans les environnements séculiers, une diminution du niveau ambiant d’Akiva autour d’un individu est généralement provoquée uniquement par des entités tartaréennes ou certaines formes de réanimation post-mortem. Ces entités peuvent également supprimer le champ Akiva à l’intérieur des lieux de culte. Cependant, ces effets sont généralement de courte durée, car ces entités sont repoussées ou détruites par des niveaux suffisamment élevés de rayonnement Akiva. Une exception notable concerne les contextes religieux dans lesquels les entités tartaréennes sont considérées comme divines. Dans ce cas, ces êtres peuvent augmenter le champ Akiva ambiant sans être affectés par le rayonnement Akiva qu’ils émettent. Bien qu’un niveau élevé d’Akiva ne soit pas en soi anormal, il facilite la théurgie et est donc associé à la capacité de prophétiser avec précision des informations concernant le passé, le présent et le futur, d’accomplir des guérisons miraculeuses, de modifier les probabilités et d’exorciser des entités tartaréennes ou spectrales. Des augmentations supplémentaires du rayonnement Akiva peuvent être détectées lors de ces événements surnaturels, mais elles sont attribuées à une intervention divine, plutôt qu’à une capacité anormale propre aux personnes concernées. Bien que généralement considérés comme des phénomènes distincts, les effets anormaux étudiés et produits par les thaumaturges peuvent également s’accompagner de niveaux élevés de rayonnement Akiva. Certains ont proposé qu’un certain niveau de foi soit nécessaire pour effectuer ces modifications thaumaturgiques de la réalité. Cependant, cela pourrait simplement s’expliquer par le fait que la thaumaturgie est fréquemment pratiquée dans le cadre de traditions religieuses ou spirituelles. Les invocations de divinités et d’esprits sont encore utilisées par de nombreux pratiquants modernes de la « magie », rendant difficile l’établissement d’une distinction claire entre la prière et l’incantation. L’ontokinésie a également été associée à des niveaux élevés de rayonnement Akiva, mais généralement uniquement lorsque l’ontokinésiste considère ses capacités comme un don divin, ou comme une manifestation de sa propre divinité. Ce phénomène reste peu étudié en raison des dangers inhérents aux altérateurs de réalité souffrant de délires de grandeur. Des niveaux d’Akiva exceptionnellement élevés ont été mesurés autour d’individus reconnus par d’autres comme des messies, demi-dieux ou divinités. Cependant, nombre de ces êtres sont capables de réduire leurs émissions d’Akiva jusqu’à un niveau comparable à celui d’un humain pieux. Lorsqu’ils voyagent incognito, la révélation ou la reconnaissance de leur identité divine provoque une augmentation spectaculaire du rayonnement Akiva mesuré. L’origine de ces êtres et de leurs capacités anormales fait toujours l’objet de débats, plusieurs hypothèses étant soutenues par différents éléments. Une théorie propose que tous les êtres divins étaient autrefois humains, mais qu’ils auraient utilisé une combinaison de persuasion, de tromperie, de thaumaturgie et d’ontokinésie pour convaincre les autres de leur divinité. Les effets du champ Akiva auraient ensuite renforcé progressivement cette croyance. D’autres théories affirment que tous les êtres prétendument divins sont des égrégors, créés et maintenus par la croyance en leur existence, leurs modifications miraculeuses de la réalité se produisant alors conformément aux attentes humaines. D’autres hypothèses décrivent ces êtres comme des entités extradimensionnelles provenant de réalités où les lois physiques sont plus permissives, ou attribuent directement la création des lois physiques aux êtres divins, leur permettant ainsi de s’exempter eux-mêmes de ces mêmes lois. En définitive, les compteurs Akiva peuvent aider à identifier la divinité d’un être, mais ils fournissent très peu d’informations sur son origine.

Objets

Le niveau d’Akiva d’un objet inanimé semble être déterminé par l’importance religieuse qui lui est attribuée. Il dépend de plusieurs facteurs, notamment du nombre et de la piété des croyants qui vénèrent l’objet, de la durée depuis laquelle il est vénéré, de la fréquence à laquelle il est utilisé ou manipulé, ainsi que du degré de sainteté qui lui est attribué. Les valeurs ci-dessous indiquent les plages typiques pour différentes catégories d’objets. Comme pour les individus, les émissions Akiva des objets doivent être mesurées dans un environnement présentant un niveau ambiant inférieur à 20 centiAkiva. Par rapport aux mesures effectuées dans un contexte séculier, le niveau d’Akiva d’un même objet peut être plus faible dans un lieu de culte s’il n’est que l’un des nombreux objets présents dans le bâtiment, ou plus élevé s’il est placé à un point focal du bâtiment ou s’il possède une importance particulière dans ce lieu de culte. Les mesures du rayonnement Akiva effectuées avant et après des cérémonies religieuses montrent que l’utilisation d’un objet dans le cadre d’une pratique religieuse lui confère au moins une certaine importance religieuse. Cependant, l’augmentation dépend de l’importance attribuée à l’objet. Par exemple, un simple morceau de pain possède généralement une importance religieuse négligeable. Toutefois, sa consécration dans le cadre de l’Eucharistie entraîne une augmentation de son niveau d’Akiva. Cette augmentation est particulièrement importante et durable lors d’une messe catholique, en raison de la croyance en la transsubstantiation, qui n’est pas présente dans la plupart des courants protestants. Le rayonnement Akiva revient progressivement à son niveau normal lorsqu’un objet est jeté ou réutilisé à des fins séculières. La paréidolie peut également augmenter le niveau d’Akiva d’un objet inanimé. Des augmentations du rayonnement Akiva peuvent être détectées autour d’objets ressemblant accidentellement à des symboles religieux, comme des morceaux de pain grillés présentant des motifs ressemblant au visage de Jésus. Les symboles religieux et les textes sacrés ont tendance à conserver des niveaux d’Akiva durablement élevés. Ceux-ci ne reviennent à leur niveau de base que si l’objet est détruit d’une manière qui le rend méconnaissable en tant qu’objet à caractère religieux. Plusieurs facteurs déterminent précisément la quantité de rayonnement Akiva émise par ces objets, notamment le degré de sacralité que les personnes qui les utilisent attribuent à l’objet lui-même. Par exemple, les Torahs juives et les Corans islamiques présentent systématiquement des niveaux d’Akiva supérieurs à ceux des Bibles chrétiennes produites de manière identique et utilisées avec la même fréquence. Cela serait probablement dû aux différences de croyance concernant le caractère sacré du texte lui-même. Les enregistrements analogiques ou numériques de symboles religieux, textes, chants ou sermons provoquent également l’émission de rayonnement Akiva par leur support. Si un appareil électronique n’est pas exclusivement utilisé à des fins religieuses, il n’émettra du rayonnement Akiva que lorsqu’il affiche ou diffuse du contenu religieux. Des niveaux d’Akiva constamment élevés sont détectés autour des objets officiellement reconnus comme des reliques sacrées, tels que les ossements de saints ou les fragments de la Vraie Croix. Ces objets sont donc particulièrement utiles pour calibrer les compteurs Akiva. La véracité des affirmations concernant ces objets ne semble toutefois pas avoir d’importance. La datation au carbone a notamment confirmé qu’aucun des fragments de la Vraie Croix utilisés par la Fondation pour calibrer ses compteurs Akiva n’existait réellement à l’époque de la mort de Jésus de Nazareth. Les niveaux d’Akiva les plus élevés sont mesurés autour des reliques sacrées explicitement mentionnées dans les textes religieux. La mesure exacte du niveau d’Akiva d’objets tels que la Kaaba est difficile, car leur environnement est lui-même considéré comme sacré. De plus, les occasions de transporter des reliques sacrées majeures dans un laboratoire afin de les étudier dans un environnement séculier sont extrêmement rares. Une relique sacrée peut également réduire le champ Akiva au lieu de l’augmenter lorsqu’elle est introduite dans un lieu de culte contenant une source de rayonnement Akiva antithétique. Cet effet est particulièrement visible lorsqu’une icône religieuse est introduite dans un lieu de culte utilisé par une confession iconoclaste, considérant toute représentation d’entités divines comme blasphématoire. Une suppression du champ Akiva à l’intérieur de lieux de culte a également été observée avec certains objets possédant une importance athée, comme le SCP-4519. Enfin, un petit nombre de « reliques impies » ont été documentées, généralement associées au diabolisme. Ces objets peuvent supprimer le champ Akiva ambiant même dans des environnements séculiers. Cependant, ils sont eux-mêmes endommagés lorsqu’ils sont exposés à des niveaux suffisamment élevés de rayonnement Akiva.

Étalonnage

Les compteurs Akiva doivent initialement être calibrés à l’aide de reliques possédant des niveaux d’Akiva connus et constants. Une valeur de référence doit être fournie par un objet ordinaire sans aucune importance spirituelle. Comme tous les individus influencent le champ Akiva à des degrés différents, un compteur Akiva portatif doit être calibré et utilisé par le même opérateur. Tout changement d’utilisateur ou toute modification importante de la piété de l’utilisateur actuel nécessite une nouvelle calibration de l’appareil. Calibration du N-THEO Gen IV: Avant de calibrer le compteur Akiva N-THEO Gen IV, rechargez complètement l’appareil à l’aide d’un câble Micro-USB, puis ouvrez l’arrière de l’appareil et insérez une cartouche d’enthéogène dans l’emplacement prévu à cet effet. La calibration doit être effectuée dans un environnement présentant un niveau Akiva ambiant inférieur à 20 centiAkiva.
  1. Allumez le compteur Akiva, puis attendez 1 minute.
  2. Afin de minimiser les interférences de l’opérateur, celui-ci doit consacrer cette minute à concentrer son attention sur l’appareil et les chiffres affichés à l’écran.
  3. Maintenez le bouton « CAL » enfoncé pendant 3 secondes.
  4. Maintenez le bouton « COUNT » enfoncé pendant 3 secondes afin d’enregistrer le niveau de fond du rayonnement Akiva, en l’absence de tout objet.
  5. Faites entrer la première relique de calibration dans la pièce.
  6. Tenez l’appareil d’une main et approchez-le de la relique. Pour des performances optimales, l’appareil doit être placé exactement à 3 cm de la relique lors de la mesure.
  7. Appuyez sur le bouton « COUNT » afin d’enregistrer le niveau d’Akiva.
  8. Répétez les trois étapes précédentes pour chaque relique de calibration.
  9. Maintenez le bouton « CAL » enfoncé pendant 3 secondes pour passer une étape de calibration préprogrammée. La calibration se terminera automatiquement lorsque la dernière relique aura été mesurée ou ignorée.
Le compteur Akiva est maintenant calibré. Bien qu’il soit possible d’ignorer certaines étapes de calibration lorsqu’un artefact n’est pas disponible, cela est déconseillé, car cela réduira la précision des mesures effectuées. Des objets non anormaux sont utilisés chaque fois que cela est possible. Le SCP-4960 n’est pas strictement nécessaire, mais cette entité divine fournit une limite supérieure pratique pour la plupart des niveaux d’Akiva, réduisant ainsi le besoin d’effectuer des extrapolations. L’anomalie bénéficie actuellement d’un niveau de vénération stable, ce qui rend les fluctuations de ses émissions d’Akiva peu fréquentes. Toutefois, le fait de l’utiliser comme point de référence semble avoir légèrement augmenté ses émissions d’Akiva. La séquence standard préprogrammée des reliques de calibration est présentée ci-dessous. Un ensemble différent d’artefacts peut être programmé dans l’appareil à l’aide du câble USB de transfert de données.

Utilisation

Pour utiliser un compteur Akiva calibré, suivez attentivement les instructions suivantes :
  1. Allumez le compteur Akiva, puis attendez 1 minute.
  2. Afin de minimiser les interférences de l’opérateur, celui-ci doit consacrer cette minute à concentrer son attention sur l’appareil et les chiffres affichés à l’écran.
  3. Maintenez le bouton « COUNT » enfoncé pendant 3 secondes afin d’enregistrer le niveau de fond du rayonnement Akiva, en l’absence de tout individu ou objet.
  4. Appuyez sur le bouton « COUNT » à proximité d’un individu ou d’un objet afin d’enregistrer une mesure Akiva corrigée par rapport au niveau de fond. Pour des performances optimales, l’appareil doit être maintenu exactement à 3 cm de l’objet lors de la mesure et, lorsqu’il s’agit d’un être humain, être orienté vers sa tête.
  5. Appuyez sur le bouton « LOG » pour consulter l’historique des mesures Akiva ainsi que l’heure à laquelle chacune a été effectuée. Utilisez les boutons « COUNT » et « CAL » pour parcourir la liste des mesures précédentes.
  6. Appuyez à nouveau sur « LOG » pour fermer la liste.
Les résultats enregistrés peuvent être exportés depuis l’appareil à l’aide d’un câble Micro-USB et seront enregistrés au format .csv.

Sécurité

  • N’effectuez pas de mesure lorsque la batterie est faible.
  • N’exposez pas l’appareil à des températures inférieures à 0 °C ou supérieures à 50 °C pendant des périodes prolongées. Si l’appareil est exposé à ces températures alors qu’il est éteint, jetez et remplacez la cartouche d’enthéogène.
  • Ne soumettez pas le compteur Akiva à des chocs importants.
  • Le compteur Akiva doit rester sec. Placez l’appareil dans un sac plastique hermétique lorsque vous vous trouvez dans un environnement très humide ou lorsque vous distribuez de l’eau bénite.
  • Ne priez pas, ne récitez pas de chants religieux et ne chantez pas pendant l’utilisation de l’appareil.
  • Ne blasphémez pas, ne jurez pas et n’utilisez pas de propos religieux profanateurs lorsque vous tenez l’appareil.
  • Éteignez l’appareil lorsqu’il n’est pas utilisé.

⚠️ AVERTISSEMENT !

Un rayonnement Akiva supérieur à 450 centiAkiva est considéré comme mortel pour la plupart des humains. La perception de la source d’Akiva ou toute interaction avec celle-ci entraîne de manière constante la mort par AVC, crise convulsive, combustion spontanée ou transformation en sel. Un rayonnement Akiva supérieur à 200 centiAkiva a également été associé à des conséquences néfastes pour la santé, notamment — mais sans s’y limiter — à la mort, aux maladies, aux handicaps, aux attaques animales et aux phénomènes météorologiques extrêmes. Cependant, des niveaux élevés de rayonnement Akiva peuvent également être inoffensifs, voire bénéfiques, et entraîner des guérisons miraculeuses, des prophéties, une expérience profonde du numineux ou la survenue favorable d’événements ayant normalement une très faible probabilité. Des niveaux élevés de rayonnement Akiva ont également été associés à une augmentation des chances de grossesse, y compris chez des individus considérés comme infertiles et, dans de rares cas, même en l’absence de rapports sexuels. Compte tenu du caractère imprévisible des interventions divines, les utilisateurs du compteur Akiva N-THEO Gen IV utilisent l’appareil à leurs propres risques. Il leur est recommandé de quitter immédiatement la zone si une mesure supérieure à 200 centiAkiva est détectée.